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Politique internationale
Nous sommes prévenus
La guerre mondiale est plus proche que nous ne le croyons.
https://conciencia-democratica.org/articulos/estamos-advertidos?lang=frPar Bernardo Gortaire Morejón30 septembre 202619 min de lecture
Lecture en profondeur
Au cours de la dernière décennie, et avec une intensité accrue durant le cycle 2023–2026, de multiples indicateurs structurels, économiques, politiques et sociaux suggèrent que le système international traverse une phase de détérioration accélérée des mécanismes qui ont historiquement contenu les conflits de grande ampleur. Loin d'être un phénomène spontané ou conjoncturel, cette dynamique obéit à des schémas historiques récurrents qui, lors de cycles antérieurs, ont précédé des guerres systémiques impliquant directement la puissance hégémonique de leur époque. Aujourd'hui, le comportement intérieur et extérieur des États-Unis (hégémon contesté du système international) présente une convergence préoccupante avec ces schémas.[1]
Depuis le début du second mandat de Donald Trump, la politique étrangère américaine est passée de la gestion de l'ordre libéral international, fondé et promu à son propre avantage, à une logique explicite de compétition stratégique, de déni et de coercition. La reconfiguration doctrinale de la stratégie de sécurité nationale publiée fin 2025, connue sous le nom de « corollaire Trump » ou de « doctrine Donroe », constitue un tournant : les États-Unis redéfinissent l'« hémisphère occidental » comme un espace d'intérêt vital exclusif, renouant avec une lecture maximaliste de la doctrine Monroe, mais adaptée à la compétition avec la Chine et la Russie (cette dernière avec des nuances), et même avec une vision d'affrontement à l'égard de leurs alliés européens. Ce virage n'est pas purement rhétorique, comme on avait fini par le croire lors du premier mandat de Trump. Une fois le projet MAGA consolidé, il se traduit par une pression directe sur des pays charnières, le contrôle de goulets d'étranglement stratégiques et une disposition publique à recourir à des instruments coercitifs.[2]
Le cas du canal de Panama est révélateur. Les déclarations du président Donald Trump sur la nécessité de « reprendre » le contrôle du canal, ainsi que les avertissements explicites du secrétaire d'État Marco Rubio concernant l'influence chinoise sur les infrastructures portuaires panaméennes, ont mis au jour une logique de déni stratégique typique des phases préconflictuelles.[3] Historiquement, lorsqu'une puissance hégémonique donne la priorité au contrôle direct ou indirect de nœuds logistiques critiques, elle le fait généralement parce qu'elle perçoit que l'équilibre systémique s'érode et que l'interdépendance ne suffit plus à garantir la sécurité. La protection du canal renvoie aux théories du stratège naval américain Alfred Mahan : on délaisse ainsi le schéma de tolérance libérale des dernières décennies pour revendiquer à nouveau une posture réaliste dans la gestion des espaces géostratégiques.[4]
Une dynamique similaire s'observe au Venezuela. L'escalade militaire dans les Caraïbes, qui a mobilisé jusqu'à 30 % des capacités de la marine américaine, s'est révélée être tout sauf un bluff après la capture controversée mais efficace de Nicolás Maduro. Par ailleurs, les déclarations publiques de Trump, nuancées par Rubio, sur la saisie et la commercialisation de jusqu'à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien sous contrôle américain, ainsi que l'intensification des sanctions et des opérations d'interdiction, se sont inscrites dans le schéma historique de sécurisation des ressources stratégiques qui précède les conflits majeurs.[5]
La transition sous le régime de Delcy Rodríguez a été stratégique, bien que parcimonieuse envers les espoirs d'une opposition qui aspirait à voir tomber les héritiers de Chávez. La dictature vénézuélienne a changé de visage et de protecteur, et se prête désormais au rôle de partenaire stratégique dans le domaine des hydrocarbures et des minerais, à un moment où les États-Unis avaient besoin d'un contrepoids pour atteindre leurs objectifs en Iran. L'administration Trump a clairement fait comprendre que sa priorité n'est pas la démocratie, mais la mainmise sur les ressources.
Lors des cycles précédents, du pétrole dans la première moitié du XXe siècle aux céréales dans l'Antiquité, le contrôle coercitif des ressources a été un marqueur précoce des escalades systémiques. Cuba (dont les États-Unis estiment qu'elle s'effondrera sous son propre poids faute de soutien vénézuélien, et à laquelle des sanctions plus lourdes ont été imposées), le Nicaragua (autre dictature du continent américain, qui a choisi de se replier sur l'autarcie), le Brésil et le Mexique (malgré des échanges relativement cordiaux entre Trump et Sheinbaum, et même avec Petro lui-même) sont sous pression, et le recours à la force militaire contre eux n'a pas été exclu.
Ce qui s'est passé lors des élections en Colombie a également été révélateur. Malgré des chiffres positifs en faveur du gouvernement de Gustavo Petro sur plusieurs indicateurs macroéconomiques et sociaux, le pays a opté pour un candidat antagoniste, censé lui garantir une plus grande proximité avec la Maison-Blanche de Trump. Abelardo de la Espriella, l'extravagant ancien avocat de paramilitaires, citoyen américain et fervent soutien de Trump, n'a pas tardé à révéler que sa mission était un réalignement total sur les États-Unis et, fait notable, sur Israël. La réaction au tremblement de terre du 10 août 2026 a été sans équivoque : mieux vaut sacrifier ses propres citoyens que de maintenir des liens actifs avec les porte-voix de la gauche mondiale.
Tel semble être le ton que la droite réactionnaire imprime à tous ses gros titres, mais que le monde universitaire et d'autres sphères d'autorité épistémique refusent d'accepter. La « guerre culturelle » est passée du statut de discours sur YouTube et les réseaux sociaux à celui de politique publique transnationale. Ce qui reste derrière, à peine comme un vestige, c'est l'espace de tolérance envers les différences idéologiques en tant qu'ordre naturel de la pensée humaine, que l'on peut débattre et embrasser comme une vertu. Le moment présent appelle à la destruction et à l'anéantissement de l'ennemi.
L'exemple le plus clair se trouve au Moyen-Orient. Gaza a été dévastée sous les yeux du monde entier, au point qu'il est impossible de dénombrer les morts avec certitude, réduisant des dizaines de milliers de victimes à une simple anecdote, sans le moindre remords.[6] Netanyahou a été protégé et sert d'opérateur régional pour affaiblir les courants islamiques si étrangers et hostiles à Washington. Le renvoi d'ascenseur s'opère même sur le plan institutionnel : la course pour discréditer le système des Nations unies, y compris la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale, se joue aussi bien dans la sphère numérique que sur les scènes politique, diplomatique et économique.
Cela a montré que l'aura d'intouchabilité que certains fonctionnaires et magistrats internationaux croyaient posséder n'existait pas. La prudence, l'adoption de postures de neutralité technique et la servilité envers les bailleurs de fonds du système multilatéral n'ont guère servi. L'appareil est étouffé de l'intérieur et le mot d'ordre est clair : il existe un nouvel ordre mondial, et les agendas développementalistes et libéraux appartiennent au passé.
Bien entendu, le système opposera une résistance. En premier lieu, le régime iranien a été pratiquement mis à genoux en deux semaines, perdant une grande partie de sa direction politico-religieuse et militaire, et a été soumis à une pression interne telle que sa projection internationale s'en est trouvée paralysée.[7] Toutefois, les dommages infligés aux bases américaines et aux installations de leurs alliés dans la région, ainsi que l'étranglement du détroit d'Ormuz, ont donné à l'Iran (et à ses alliés idéologiques internationaux) des raisons de croire que tout n'est pas perdu.
Et c'est vrai. Il n'est pas nécessaire que toutes les pièces du puzzle s'inscrivent dans une même ligne narrative pour parler d'un nouvel ordre mondial. L'Iran peut demeurer un contrepoids qui blesse et contient l'axe Trump–Netanyahou. Cependant, il ne le fait pas avec aisance et mène en interne sa propre course contre la montre. Les courants opposés au régime des ayatollahs existent ; ils peuvent être contenus par la force lors des manifestations, et en politique par l'espionnage et le système carcéral, mais leur existence continuera d'être alimentée de l'extérieur.
Il n'est d'ailleurs pas nécessaire d'aller bien loin sur la carte pour comprendre que le tournant international tolère les « moindres maux ». En Syrie, on a accepté l'ascension d'un homme considéré, il y a à peine quelques années, comme l'un des pires terroristes du monde, tandis que la Turquie et Israël se partagent l'ancien fief du dictateur déchu Bachar el-Assad.[8] Les autoritaires se voient offrir une porte de sortie. Les violations des droits humains et du droit international peuvent être ignorées dès lors qu'elles servent des objectifs d'ordre économique.
Sur le plan de la politique intérieure, les États-Unis présentent des signes clairs de sécurisation domestique. Le discours migratoire a glissé des cadres juridiques vers des récits identitaires et civilisationnels, avec des références ethniques et un ton ouvertement raciste, dans les déclarations du président Trump et de figures clés comme Stephen Miller. Les données du département de la Sécurité intérieure font état de plus de 622 000 expulsions et d'environ 1,9 million d'« auto-expulsions » en 2025, des chiffres qui traduisent une mobilisation coercitive à grande échelle.[9]
La Cour suprême a même suspendu une ordonnance qui limitait certaines arrestations de l'ICE à Los Angeles et a autorisé, le temps que le litige se poursuive, que des facteurs tels que le lieu, le type de travail, la langue ou l'apparence ethnique soient pris en compte conjointement pour établir un soupçon raisonnable.[10] Si l'apparence ethnique à elle seule ne peut justifier une arrestation, les preuves audiovisuelles démontrent l'écart entre la loi et la pratique : les agents de l'ICE traquent en permanence quiconque s'écarte du standard visuel de ce que « devrait être » un Américain. L'histoire montre que l'ethnicisation du discours politique et la construction de l'« ennemi intérieur » précèdent généralement des politiques étrangères plus agressives, en réduisant les coûts politiques internes de la confrontation.
Il existe aussi, à l'intérieur, quelques foyers de résistance, avec des personnalités politiques qui ont ouvertement remis en cause la situation, parmi lesquelles Alexandria Ocasio-Cortez, Bernie Sanders, les gouverneurs Gavin Newsom et Tim Walz, ainsi que le maire de New York, Zohran Mamdani. Certains groupes militants se sont également organisés collectivement pour répondre à l'escalade contre les migrants. Néanmoins, au quotidien, la résistance a été faible face à un processus qui, au contraire, bénéficie d'un large soutien de la base politique de Donald Trump. Le meurtre de Renee Nicole Good à Minneapolis semblait pouvoir constituer un point de rupture, mais, pour l'instant, ni l'envoi indiscriminé de migrants vers des pays qui ne sont même pas les leurs — laissant des centaines de personnes isolées sous la tutelle de dictatures africaines —, ni le camp de concentration salvadorien du CECOT ne sont parvenus à faire émerger une position capable de freiner le DHS ou l'ICE.[11]
Parallèlement s'ajoute une profonde reconfiguration de l'appareil de sécurité et de défense. Les États-Unis ont présenté pour 2027 une demande d'environ 1 500 milliards de dollars de ressources budgétaires totales pour la défense, à partir d'un plafond global de défense d'environ 1 000 milliards de dollars approuvé pour 2026, dans un contexte de pression explicite sur l'industrie pour accélérer la production de munitions et de plateformes.[12] Trump a publiquement exigé des entreprises du secteur de la défense qu'elles augmentent leurs investissements et construisent de nouvelles usines sur le territoire national.
Ce saut budgétaire et industriel ne répond à aucun besoin réel, puisque les États-Unis sont déjà le pays doté de la capacité militaire la plus puissante au monde. Il s'aligne plutôt sur des schémas observés avant les deux guerres mondiales, lorsque la puissance dominante avait engagé des processus de mobilisation économique partielle sous le récit des « temps dangereux ». Sur le plan politique, tout concorde avec l'idéologie dominante au sommet du pouvoir, selon laquelle quelques-uns sont destinés à tout gouverner, et les plus faibles, ou ceux qui sont différents, doivent l'accepter comme une réalité naturelle.
La relation des États-Unis avec l'OTAN renforce ce diagnostic. Bien que Washington ait symboliquement réaffirmé son engagement envers l'Alliance — Mark Rutte y jouant le regrettable rôle de flatteur —, il a également poussé à une hausse historique des dépenses de défense des alliés jusqu'à 5 % du PIB d'ici 2035.[13] Il y a déjà eu des échanges au ton très vif provoqués par l'inflexion que Trump a donnée à la dynamique de soutien à l'Ukraine. Volodymyr Zelensky est passé des applaudissements au Congrès des États-Unis à l'humiliation publique par une administration qui se montre docile envers la Russie de Poutine et sévère envers l'État envahi.
Les partenaires européens ont tenté d'unir leurs forces pour amener les États-Unis à renforcer leur soutien à la défense territoriale de l'Ukraine, mais la position ambiguë de la Maison-Blanche continue de susciter un profond malaise parmi les membres de l'Alliance atlantique.
La situation s'est encore aggravée avec les déclarations répétées de Trump sur la « nécessité » pour les États-Unis de contrôler le Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Avec Stephen Miller, chef de cabinet adjoint chargé des politiques et conseiller à la sécurité intérieure, soutenant publiquement que les États-Unis peuvent se permettre d'occuper n'importe quel État plus faible, et un département d'État disposé à pousser à l'achat du Groenland malgré la rupture que cela impliquerait avec le Danemark (l'un des alliés les plus loyaux de l'OTAN), une ambiguïté stratégique s'installe au sein même de l'Alliance. C'est un phénomène historiquement associé à un risque accru d'erreurs de calcul et d'escalades involontaires, qui a même marqué les changements de camp durant les deux guerres mondiales.[14]
Mais ce n'est pas tout. D'un point de vue académique, des auteurs comme Robert Gilpin, Paul Kennedy et Jack Levy ont montré que les guerres hégémoniques tendent à éclater lorsque convergent le stress budgétaire, les avantages offensifs perçus par une puissance et les défaillances de la capacité de négociation. Le cas contemporain présente une convergence remarquable : la fragmentation géoéconomique documentée par le FMI et la CNUCED (organisme dont les États-Unis se sont retirés dans le cadre d'une liste considérable de 66 organisations abandonnées) ; le réarmement international accéléré selon l'IISS ; la polarisation politique interne signalée par plusieurs instances, dont Freedom House et V-Dem ; et la prolifération de doctrines explicites de déni régional dans les déclarations officielles.[15]
Donald Trump méprise le système que son propre pays a fondé en tant que vainqueur de la Seconde Guerre mondiale. Il est même allé jusqu'à affirmer qu'il n'avait pas besoin du droit international et que ses décisions reposaient sur sa propre morale. C'est ce qu'illustrent clairement le retrait de dizaines d'institutions multilatérales et la fermeture de l'USAID.[16] Ce faisant, on a étouffé la bureaucratie internationale et une large partie de celles et ceux qui travaillaient sur la démocratisation, le développement économique, la lutte contre le changement climatique et la parité entre les sexes. Même si cela peut être accueilli favorablement par le conservatisme réactionnaire, les conséquences pourraient se traduire par une dégradation des conditions de vie et de survie de dizaines de milliers de bénéficiaires dans le monde, ce qui ouvre à son tour la porte aux conflits et, surtout, à la perte d'un parapluie de prévention des tensions interétatiques.
Rien de ce qui précède n'implique un déterminisme ni une imminence catégoriques ; il existe bien sûr des nuances et des erreurs du côté des homologues de gauche, qui ont eu leur moment pour démontrer la supériorité d'un meilleur modèle. Toutefois, l'accumulation simultanée des facteurs mentionnés, surtout lorsqu'ils découlent du comportement de l'hégémon qui a servi de garant du système pendant des décennies, constitue un signal historique solide vers l'effondrement.
Lors des cycles précédents, lorsque la puissance dominante a durci sa politique intérieure, redéfini ses intérêts vitaux de manière exclusive et étendu la logique de la sécurité et du nationalisme à de multiples domaines (économique, migratoire, territorial et technologique), il en a résulté un environnement systémique hautement propice aux conflits de grande ampleur. La détérioration du système multilatéral libéral rappelle les échecs de la Société des Nations et la fin de ce que l'on a appelé le Concert européen.
En somme, le monde ne s'achemine pas vers un conflit mondial en raison d'un événement isolé, ni par volonté d'alarmer le lecteur de ces lignes, mais du fait de la convergence de schémas historiques reconnaissables. La politique des États-Unis, dans ses dimensions intérieure et extérieure, agit aujourd'hui comme un accélérateur central de ces dynamiques. Il subsiste encore certains facteurs de retenue ; certains espèrent qu'une victoire démocrate aux élections de mi-mandat de novembre 2026 pourrait créer un contrepoids au processus effréné de découplage mondial promu par la Maison-Blanche de Trump, soutenu par la majorité républicaine au Congrès.
Néanmoins, les États-Unis ont subi un coup très dur à leur soft power. Nombre de leurs alliés ont perdu confiance dans le leadership américain, surtout parce que l'on estime que, même si Trump quitte le pouvoir, le rapport de forces politiques peut à tout moment ramener au pouvoir un dirigeant tout aussi nuisible à l'ordre libéral. Les occupants de la Maison-Blanche, de la Chambre des représentants et du Sénat ne semblent pas s'en soucier et ont plutôt accéléré leur récit populiste radicalisant. Pour l'heure, la mission consiste à consolider un espace de plus grand confort pour la population blanche, même si cela peut représenter de lourds coûts pour le reste des habitants du pays et du monde.
En ce sens, ignorer les signes d'un grand conflit mondial n'est pas un acte de prudence académique, mais revient à répéter, avec de nouveaux acteurs et de nouvelles technologies, des erreurs stratégiques largement documentées par l'histoire. Certains regardent avec espoir vers la Chine, voire vers la Russie, mais ces États sont limités dans leurs capacités réelles à défier les États-Unis sur le plan matériel. Il convient également de souligner que leur alternative politico-idéologique n'est pas exempte d'aspects inquiétants et dignes de critique.
Ainsi, la détérioration du système multilatéral et l'absence de toute capacité réelle à freiner les puissances, et en particulier leurs élites, ont ramené le monde à un scénario où la guerre interétatique redevient une carte d'usage courant. À court terme, la menace du recours à la force par l'hégémon peut asseoir son contrôle sur les États les plus faibles de l'hémisphère, mais tôt ou tard, les intérêts antagonistes des puissances pourraient contraindre la génération qui a oublié ce qu'est une guerre mondiale à payer cher son manque de mémoire historique.
Note méthodologique :
Les intelligences artificielles ChatGPT et Claude ont été utilisées pour la consultation et la vérification des sources, la validation des données et des chiffres, ainsi que pour l'insertion des notes de référence dans le format approprié.
Références
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